Une fois achevée la projection de tous les courts-métrages, les délibérations du jury ont pris fin le mercredi 21 juillet dernier et ont proclamé Stanbrook meilleur court-métrage de la vingtième édition du Festival International de Vinaròs ‘Agusti Comes’.

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La qualité esthétique de ses images, étudiées et captées en un noir et blanc puissant, rappellent le cinéma le plus classique et transmettent une sensation de distanciation et d’irréalité certaine, peut-être semblable à celle d’un cauchemar. Le présent en couleur et le passé en noir et blanc, mais tous deux reliés entre eux par les mêmes problématiques de base. Un chapitre de la guerre civile traité de manière novatrice et attrayante par un réalisateur très apprécié dans ce festival et duquel avaient déjà été retenus en 2012  Desayuno con diadema  (« Petit-déjeuner avec diadème ») et en 2015 Bikini : una historia real (« Le bikini : une histoire réelle ») en tant que finalistes. Il est donc significatif que trois des quatre courts-métrages de fiction de ce réalisateur aient été finalistes au cours  de  l’histoire de ce festival, surtout en tenant compte du nombre considérable de courts-métrages reçus. Cela nous réjouit qu’il remporte le Prix du Jury en cette troisième occasion.

Le jury a considéré que ce court-métrage est le meilleur reflet de ce qu’est le cinéma et une histoire bien racontée dans le temps narratif juste. Le cinéma est, par essence, image et dans cette œuvre celle-ci est minutieusement soignée, chaque plan étant à lui seul une composition précise.

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L’interprétation des acteurs est d’un niveau élevé et généralement tout fonctionne avec excellence et précision. D’autre part, c’est un court-métrage qui exige et supporte très bien plusieurs visionnages, un aspect qui a été en faveur de son choix.

Selon l’opinion du jury, c’est un prix mérité pour une production nationale qui présente un sujet aussi universel et atemporel que les guerres et leurs conséquences débouchant sur l’immigration.

Curieusement il faut ajouter  que ce court-métrage rappelle beaucoup la bande dessinée de Paco Plaza, Los surcos del azar (« Les sillons du hasard ») dont le réalisateur a confirmé qu’il s’était parfois inspiré.